quelques premières réflexions

Avant toute chose: je n'avais pas de photos ad hoc pour illustrer mes propos donc je vous ai mis quelques jolies photos à la place...
On entend beaucoup de choses à propos de l’Afrique du sud, donc forcément on cogite un peu avant de partir. Les conséquences de l’apartheid encore bien présentes, la médaille d’or de la criminalité, la situation bien particulières des blancs africains, ça fait de quoi occuper ses conversations de pré-départ.
Puis, dès qu’on arrive sur place, on commence à comprendre le fonctionnement. En une semaine au Cap, je n’ai pas forcément vu beaucoup de choses (et oui, le travail !), mais j’ai eu un aperçu de quelques aspects de la vie. En fait, ces aspects étaient bien particuliers étant donné que je n’ai vu que le centre de Cape Town et une région de vignobles. Du coup, j’ai eu souvent l’impression d’être plus du côté de Miami qu’en Afrique (Rooohh, taisez-vous les mauvaises langues !! Je sais très bien que je ne suis jamais allé à Miami…). Donc oui ! On a vraiment une impression bizarre en débarquant ici si on déjà un peu été en Afrique. Et oui, les blacks sont cantonnés à des rôles secondaires. Plus d’apartheid, mais une ségrégation sociale. On se retrouve donc avec les riches et es pauvres et comme les noirs c’est les pauvres…

Quelques éléments de réflexion : le manque d’éducation ainsi que les dialectes nuisent à l’ascension sociale des blacks. Exemple : un restaurateur avait des blacks qui faisaient la plonge, de très bon employés, mais ils ne parlaient pas anglais et ne baragouinaient que l’afrikans donc du coup, il ne pouvait pas les mettre en salle. Les gens sont dans l’ensemble tous aimables, même les gamins qui mendient dans la rue, j’ai pas senti de ressentiment. Personne ne t’appelle « white ». Vu l’ancienneté de certaines familles blanches, c’est vrai, ils sont chez eux ici, mais ce sont des blancs en terre africaine. Et autre élément, si on distingue bien les blancs des noirs, on distingue également les colored (=métis) des blacks et les anglophones des afrikans. Et ce n’est pas vraiment l’amour fou. Les colored ne sont acceptés ni par les noirs ni par les blancs. Et propos de c.. entre deux chaises, voici les petits noms que se donnent réciproquement les anglophones et les afrikans. Les premiers appellent les seconds « face de gouda », la réponse étant « couilles salées ». L’explication du second nickname est beaucoup plus marrante et imaginative que celle que m’avait donnée le routard (Au passage merci Pauline !). Les anglais auraient donc un pied en Europe et le second en Afrique du sud, et au milieu y a la mer (salée)… Ce grand écart a donc engendré ce mignon petit nom (et les mauvaises langues, ne dites pas que par souci de précision géographique ça aurait dû être les couilles sablées).