Les adieux à Bakogo

Publié le par David

 

 

Ecrit par David, le 13 janvier

Ce jeudi 8 janvier, j’ai quitté le village. Lever à 6h00, puis jusqu’à 8h j’ai paqué mes affaires, pris mon dernier petit-déj en  finissant mes réserves (calculées quasi exactes), rangé toute la maison. Puis à 8h, les visites ont commencé. J’ai d’abord eu le droit à la bénédiction du pasteur, mais le patriarche du village est venu après pour me donner la bénédiction traditionnelle. Donc j’étais bien équipé pour partir du village.



Ensuite j’ai eu le droit à quelques coupes de vin de palme, et plein de noix de coco (symbole du départ). Mon ventre et mon sac s’en sont trouvés quelque peu alourdis. J’ai encore distribués quelques cadeaux d’adieux puis je suis part avec Mr Henry sur la piste d’Akak. En chemin, je m’arrête au GSS ; je dis au revoir à mes élèves, à quelques gens que je croise.

Depuis quelques temps, certains aspects de la vie au village commençaient à me peser et je ne voyais pas arriver la fin de mon séjour avec trop de déplaisir. Mais quand vient l’heure du départ, tout va trop vite, on se retrouve à ranger toutes ses affaires, c’est comme détruire ce qu’on a vécu pendant le temps passé. On quitte une maison vidée, la voiture arrive trop vite, la dernière traversée du village est faite trop rapidement. Même si on sait que le voyage sera long, on traîne des pieds, la fin arrive trop vite. On a envie de profiter d’une heure de plus, d’une journée de plus.

 

L’avant-veille, j’avais organisé ma send-off. De façon pratique, j’avais acheté quasi toute la production de vin de palme de la journée (en tout cas, ce qui n’avait pas été bu par les paysans lors de la collecte), soit quelques 60 L. On a bu donc tranquillement dans le town-hall en écoutant magic system, un petit discours d’adieu, les dernières recommandations, les remerciements.

Le lendemain, rebelote, mais cette fois ce n’était pas moi qui disais au revoir au village mais le village qui me disait au revoir. Donc au programme on a aussi retrouvé le vin de palme et magic system. Après le discours du chef, on m’a remis une chemise et une écharpe «good bye Laurent David- Bakogo Citizen, god’s blessing ». Puis on a dansé en rond (danse traditionnelle) avant de passer à plus moderne.

J’ai donc quitté le village avec la citoyenneté Bakogoienne et en ayant promis de revenir. Je le ferais mais pas tout de suite.

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M
C'était donc séquence émotion ! j'aime beaucoup la photo de tes élèves qui te saluent et te sourient ! By
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