Cameroun: ma conclusion

Publié le par David

 Après ces 6 mois passés dans la jungle camerounaise, il est temps de dresser un petit bilan. Tout d'abord, cette expérience a été très enrichissante d'un point de vue personel.Même si je n'ai pas encore le recul nécessaire pour tout analyser, je suis très content d'avoir vécu tout ce que j'ai vécu. Tout n'a pas été facile, mais c'est justement ça qui a fait l'intérêt. Les conditions de vie, le contact avec les gens, le boulot, dans tout ça il y a eu des hauts et des bas. Et j'ai eu la chance de ne pas avoir de gros pépins. Même si à plusieurs reprises j'aurais donné beaucoup pour boire une petite pinte avec des copains, l'idée de revivre une de ces "journées banales" m'est présente chaque jour. En fait, je n'arrive déjà plus trop à me les imaginer. Je n'ai pas eu de gros choc en rentrant, la vie était tellement différente que à peine quelques jours après être arrivé, ces 6 mois me paraissaient déjà un peu iréels. Incapable que j'étais de les rélier à mon retour à la vie "normale". Trop de différences, pas de comparaisons possibles.

Ma vision du développement a cependant beaucoup évolué. Et malheureusement pas dans un sens très optimiste. Même si je suis sorti du Cameroun plus persuadé que jamais que j'aurais besoin dans ma vie future, d'avoir l'impression d'être "utile" aux autres, afin de justifier mon "sens de la vie", la situation là-bas m'est apparu bien sombre et sans ciel clair à proximité. Je suis reparti avec beaucoup plus d'interrogations que j'en avais au départ (ce qui me montre sans doute que ça a été profitable...). Le développement et la façon de le mener ne sont pas choses faciles à évaluer. A la vue de ce que j'ai vécu, ressenti, identifié, mon impression finale est que le Cameroun est encore bien loin de s'en sortir et que c'est malheureusement et principalement dû aux Camerounais eux-mêmes. Et ceci à tous les niveaux du pays: la corruption, la feignantise des puissants et au niveau du villlage, l'état d'esprit ambiant. Tout ceci donnerait parfois l'envie de ne plus rien faire, de les laisser seuls avec leurs problèmes. Mais il existe partout des gens qui essayent, qui se battent et c'est justement parce qu'ils ne sont pas aidés qu'on ne peut les laisser seuls.

Lorsqu'on blâme, "l'état d'esprit ambiant", on peut aussi se poser la question: sommes-nous (nous les blancs, européens, ex-colonisateurs, etc.) responsables de cet état, avons nous contribué à installer cette situation ou bien celle-ci est elle indépendante de nos actions? Probablement les deux, mais dans quelles proportions? Ce type de question est valable pour la majorité des questions que posent le développement. En quoi sommes nous responsables de la situation actuelle, que serait il arrivé si aucune influence n'avait été exercé et finalement, devons nous continué à influencer cette situation, si oui, comment?
Ces questions n'ont pas de réponse évidente et tout peut se défendre, y compris l'abandon pur ou simple des projets de développement.

En guise de conclusion, je vous ai donc livré certaines de mes réflexions. J'avais encore beaucoup de choses à raconter sur cette période, mais, ce soir à 21h je décolle pour Cape Town, je dois donc m'arrêter là. Cette seconde vision que j'aurais de l'Afrique fera probablement encore évolué ma recherche du sens de la vie...

Merci à tous d'avoir suivi ce blog et je vous dis à très bientôt. David à Cape Town de février à août 2009 même adresse: http://davidestabsent.over-blog.com/ !!
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M
Clap clap clap clap clap clap.<br /> Courage pour cette nouvelle aventure !! Et n'oublie pas de nous terminer ton analye de "cette periode", j'en raffole.<br /> <br /> A bientot petiot ;)
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M
Une porte se ferme et une autre déjà ouverte : garde la tête sur les épaules et les Yeux grands ouverts pour la suite!! On lira toujours avec plaisir les échos de CapTown!!
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