Bakogo dans le michelin ?
Là, ça a été un peu compliqué. Le système du village, c’est la femme s’occupe de la bouffe depuis le champs jusqu’aux bouches de la famille et le mari des cultures de rente. Et comme je suis un vieux célibataire (mais c’est pas les propositions qui ont manqué !), je cultive pas ! Donc le premier mercredi, je me suis dit « allons faire nos emplettes au marché ». Et là, surprise, le marché c’est pas trop un marché en fait, et on n’y vend pas toujours de quoi sustenter mon estomac.
Donc je passe directement mes commandes aux producteurs (selon ce qu’il y a en stock) et j’utilise aussi mon sac de riz et quelques paquets de pâtes que j’avais emmené.
Les plats locaux faits par les locaux et mangés par moi : viande de brousse en tout genre et pas toujours identifiées, Waterfoufou (manioc râpé et conservé dans l’eau), plantain bouilli, macabo bouilli, igname bouilli, poisson séché ou frais selon le dernier approvisionnement (via Douala puis Mamfé), cookie (pâte à base de pistache et autres condiments), cookie corn (le même avec du mais).
Les plats locaux faits par moi et mangés par moi : ragoût de plantain, ragoût de macabo, garri (tapioca) avec eau et sucre, frites de plantain.
Les plats pas locaux faits par moi et mangés par moi : riz et maquereau en boite, pâtes et maquereau en boite. Ca c’est quand je suis très fatigué et que j’ai pas eu le temps de me faire la bouffe.
Les fruits : papayes, noix de coco, mangues, oranges, ananas (à venir) et bananes. Au passage, les bananes douces sont super bonnes et ça me fait penser que le mûrissage lors du transport de la banane de Martinique, n’est pas la meilleure solution pour optimiser le goût.
Les boissons : bières (castel, export) sont sans doute le bien de consommation le plus courant au Cameroun, le pick-up de la brasserie est le véhicule qui vient le plus régulièrement au village (en tout cas en ce moment car la vente du cacao remplit les poches, mais la bière les videra très vite…). Ensuite le vin de palme est la boisson la plus courante, surtout en saison sèche, elle est produite au village en grande quantité et coûte quasiment rien.
Il m’arrive aussi de faire des petits tests après l’aval de la population sur les ingrédients employés…
(avant- après)
Et puis quand je veux changer j’appelle dominos et je me commande une calzone avec un grand coca et des cookies.