Backpackers
Le temps de me trouver un logement stable, j’ai passé mes 6 premières nuits dans un packbacker. Le genre auberge de jeunesse mais pour djeun’s cool. Ça m’a rappelé le petit mois en Australie avec Véro et permis de rencontrer rapidement des gens. Curieusement (ou pas) c’était plein d’allemand(e)s. Par contre quand on doit se coucher pas trop tard parce qu’on doit se lever tôt le matin, le packbacker ça devient beaucoup moins marrant. Secondairement, en plus de partir à 8h le matin, partir avec la cravate (que j’ai rangé depuis dans un tiroir, prête à bondir en cas d’un débarquement impromptu d’un ambassadeur quelconque) et après le repassage n’est pas vraiment dans l’habitude des usagés.
La terrasse du bar du backpacker (secondairement situé sous ma chambre, ce qui ne participait pas à l’épanouissement de ma bonne mine matinale) a été un endroit génial pour discuter avec tous plein de gens, de la volontaire allemande au trafiquant de drogues colombien, mais aussi un très poste d’observation de Long street. Long street c’est la rue au milieu du centre (je ne vous dirais pas ce qu’on trouve au milieu de Long street) qui fourmille de bars, de boîte, de resto et de backpackers. Le manège des gamins mendiants a pas mal retenu mon attention. Ceux-ci sont présents de le début de soirée et le seront tant que des fêtards le seront. Ils demandent de l’argent à tout le monde dans la rue et particulièrement à la jeunesse du Cap qui sort des bars. Ils ont chacun leur zone et on reconnaît vite les têtes. Ils insistent pas trop mais visent sur la quantité et a priori ça marche pas trop mal, et j’avais étonnamment l’impression que c’était surtout des locaux.
Certains rigolent même avec ceux à qui ils demandent de l’argent, mais c’est beaucoup moins marrant de les voir régulièrement partir dans un petite rue parallèle et de donner toute la récolte à un gros black assis sur une chaise. Les plus vieux semblent indépendants mais la rentabilité diminue probablement avec l’âge.