Césure et administration un combat de tous les jours, voire plus…

Publié le par David

Un long article en 4 parties :

 I)Principe du stage de 2e année,

II) Problème des dates butoir

III) Solutions possibles,

IV) Débat : Pourquoi nous obliger à présenter un dossier bouclé en avril/mai ?

 

si vous êtes familiers du problème passez directement au IV).

 

 

I) Le principe :

 

Entre la 2e année et la 3e année, on peut remplacer le stage court de fin de 2e année (2 mois pendant les vacances entre juin et août) par une année de stage : 2 ( le plus souvent ) ou 3 sessions représentant au total 52 semaines de stages. Au cours de cette année, l’étudiant reste étudiant (payement de l’inscription, encadrement par un enseignant tuteur, assurance de l’école…).

Autre possibilité : le congé : alternative entre le stage court et le stage long. L’étudiant réalise son stage court puis se retrouve au 31 août libéré de tous engagements envers l’école.

 

Problème majeur : la DET (direction des études) exige la finalisation du projet (acceptation des stages) début mai dernier délai. Cette condition est particulièrement contraignante pour tous projets de stages en entreprise (notamment pour la seconde session de stage) car elles sont bien peu à a voir une vision à aussi long terme.

 

II)Mon problème actuel  (qui n’est pas nouveau et qui n’est pas que le mien)

 

Ma première session est déterminée : 6 mois de août 2008 à janvier 2009 au Cameroun. Sujet : élaboration d’un plan de développement local pour la communauté de Bakogo (rond rouge sur la photo). Mon projet pour la 2nde session (que j’ai mis bien longtemps à définir…) était un stage en entreprise en Amérique du  Nord. Du fait des raisons précédemment évoquées et sans doute aussi d’un certain manque d’anticipation, je n’ai pas pu présenter de lettre d’acceptation à la commission stages longs ( ou commission stage long, la DET utilisant alternativement les 2 appellations…). Je me suis donc retrouvé avec un délai supplémentaire expirant au 21 mai, date du conseil des enseignants.

 

Je continue à chercher des stages et à attendre des réponses.

 

III) Solutions possibles

Première possibilité : le congé

 Mon principal problème était mon impossibilité de faire un stage court (et donc un congé) du fait de la fin de mon semestre Erasmus en juillet (quota minimum de 2 mois non atteint). Cependant, j’ai obtenu de la DET aujourd'hui une possibilité de dérogation me permettant de prolonger mon stage court jusqu’au 30 septembre. Donc bonne nouvelle!!! Quoi qu'il en soit l'issue ne sera pas tragique, comme j'avais pu le craindre au début. Les 2 premiers mois au Cameroun  feront alors office de stage court, le reste du stage n’étant alors plus un stage au sens strict mais à moi de le passer en CDD ou de trouver une autre solution. Dans ce cas, j’ai tout le temps que je veux pour trouver mon second stage ou même pour faire autre chose si je veux. Je pourrais d’ailleurs faire ce que je veux !

Remarque : cette dérogation remplace le redoublement pour cause de stage non réalisé dont l’on m’avait menacé… no comment

 

Seconde possibilité : conserver la césure

Dans ce cas, 3 choix :

1- Trouver un stage d’ici le 21 mai et faire bien gentiment mon stage long dans le meilleur des mondes.

2- Trouver un stage d’ici le 21 mai et continuer à chercher/attendre les réponses pour ensuite changer de stage. Pratique punis de mort par pendaison, décapitation, lapidation par la DET.


 

 

3- Trouver quelqu’un qui me signe un convention bidon d’ici le 21 mai et continuer à chercher/attendre les réponses pour ensuite changer de stage.

 

 

IV) Débat :                                                         

Problématique : Pourquoi nous obliger à présenter un dossier bouclé en avril/mai ?

Problématiques annexes :  Pourquoi des stages impayés ? Mais pourquoi la DET est-elle aussi méchante ?

 

On comprendra les arguments de la DET comme quoi ils sont responsables de nous et que donc ils ne peuvent nous laisser partir n’importe comment, ni n’importe où. Mais c’est ainsi nous priver de nombreuses opportunités pour la seconde session, les possibilités de stage en mai pour janvier étant plus que  limitées. De plus, le stage long est sensé nous aider à définir ce si cher projet professionnel. Comment cela peut il être le cas si nous ne sommes plus libres de nos choix de stages ? « Il faut faire des choix » m’a t on répondu cet après-midi lorsque j’ai appelé la DET pour plus de précisions sur le CE du 21 mai.  De même, une échéance tôt nous oblige à commencer nos recherches tôt et à s’investir, mais pareillement à chercher à tout prix un stage (voire un second stage pour ne pas perdre le premier),  on ne trouvera pas forcément celui qui nous correspond. La réponse à la question « Mais pourquoi la DET est-elle aussi méchante ? » est sans doute également la même : nous faire nous dépêcher (ou du moins je l’espère ; ) )

 

 

Vient ensuite la considération du changement de stage, qui certes, s’il est la voie par laquelle s’engouffrent les stages bidons, permet de résoudre le problème de la précocité de la date butoir et nous évite de nous retrouver démunis dans la nature.

« Et l’image que vous donnez de l’école  » dit la DET ? Et l’image que nous recevons de nous en travaillant 6 mois de façon bénévole (exemple des missions économiques) ? « Il faut faire des choix », et pas question de changement de stage même pour des raisons budgétaires, « Il faut faire des choix ». Et oui, il faut accorder du respect à nos exploitants (qui ne sont plus agricoles désormais), et surtout ne pas penser que notre (absence de) rétribution est un reflet de la qualité du travail fourni… Et donc de la qualité de notre formation ? Oula !! Attention ! On va créer un conflit interne au “leading French Graduate School in Agronomy, Environment, Life science and Food technology”.

 

Je dérape, revenons à nos vaches à hublot moutons. Donc pas de changement de stage et un projet peaufiné un an à l’avance.

 

Afin de finir sur un point positif, finissons sur une suggestion Ne sommes nous pas à l’heure européenne, des ECTS et… de la semestrialisation ? La solution pour tout le monde ne serait elle donc pas simplement de fonctionner par semestre ? Ainsi, nous aurions le temps nécessaire pour bénéficier de stages correspondant à nos attentes, la DET aurait la certitude que nous ne faisons pas n’importe quoi, il n’y aurait plus de stages bidons et mon taux d’adrénaline serait resté à un niveau normal.

 

Je reconnais que j’en ai un peu rajouté mais il le faut parfois et ça permettra peut-être de faire avancer le schmilblique (quelqu’un sait d’où vient ce mot , est ce une sorte de coléoptère du nil?).


Et je ne je suis tout à fait reconnaissant à notre chère école de nous permettre la césure envers et contre la CTI (Commission des Titres d’Ingénieurs, qui pour une obscure raison bureaucratique a décreté que un ingénieur ça étudie 5 ans et qu’avec la césure ça fait un de trop), merci chers professeurs, merci M. Toussaint !

 

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Publié dans Vie Grignonnaise

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A
Je m'unis à ce combat! Luttons contre l'absence de liberté! Luttons contre les 1200 euros d'inscription même pour les césuriens et les erasmus! Luttons contre rencontrer son tuteur quand on est à 1500 km de distance! Ah si le monde était à refaire... T'en est où David ? Quelle option as-tu choisie? Bon courage en tout cas, je sais ce que c'est que de stresser pour sa césure
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M
Comprendre ce post, un combat de tous les jours... On est avec toi David!
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M
Le SCHMILBLICK??? du grand et drôle Pierre DAC !! et peut être inventé par les non moins célèbres frères FAUDERCHE !! j'étais né depuis un an ... devine alors depuis combien d'années ce mot fait fortune ?...et à propos de date de naissance...qui fera ( et mangera) bientôt un gros gâteau avec plein de bougies ??? ..bisous
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