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  • : Episode III : Cape Town, south Africa ! Avalées les escalopes viennoises, dévorés les singes, maintenant, c'est l'heure du springbok! Au département éco de l'ambassade, j'ai laissé mes bottes et la machette à l'entrée puis j'ai mis la cravate (non sans avoir failli m'étrangler)
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Lundi 23 mars 2009

 

 

Il a bien longtemps sur une petite île perdue au large de la Bretagne, une joyeuse tribu s’emmerdait un peu sur son caillou. Il pleuvait souvent et ils s’ennuyaient. Un jour, Eth le fils du garagiste eu une idée, une lumineuse idée. Alors que Charles lui lançait une vessie de porc à la tête  il la frappa du cric avec lequel il venait de réparer une chariote. Ainsi naquit le cric-Eth, renommé plus tard cricket. Puis lorsque les petits-enfants et arrière petits enfants d’Eth partirent s’établir loin de la mère patrie, ils emmenèrent le jeu jusqu’en Inde, en Australie et… en Afrique du Sud.

 

La tradition se perpétua et c’est ainsi que les arrières arrières arrières arrières arrières arrières petits enfants d’Eth se rerencontrèrent ces jeudi, vendredi, samedi et dimanche, 19,20,21 et 22 mars 2009 au Newslands stadium de Cape Town.

 

De nos jours, on retrouve encore des traces de cette époque éloignée, le format de 5 jours (on s’ennuyait vraiment en ce temps là), les subtilités des règles et le « tea break », qui d’après des observations de terrain aurait plutôt tendance à se transformer en  « beer break ». Lire le tableau d’affichage dans son ensemble demande également du temps, alors le comprendre… Mais c’est là qu’on peut mettre à profit les 5 jours de match (qui n’en a duré que 4 en cette occasion parce que nos amis Auzzie en ont pris plein la tête)…





Et puis comme on s’ennuie tout de même toujours un peu, on s’amuse à construire de longs serpents…

 








Une légende dit que seuls les inventeurs de ce jeu peuvent le comprendre. Ce n’est peut-être pas totalement faux, mais le vrai mystère, c’est comment y être accro !  Le principe (sans rentrer dans les détails, car il y a plusieurs format de jeu) est le suivant : chaque équipe à 11 batmen (qui jouent en partneship de 2) qui frappent successivement autant d’over (1 over= 6 balls)  qu’ils le peuvent avant de devenir wicket tout en protégeant le wicket. Ils peuvent marquer des runs, des fours, des sixes. L’équipe adverse cherche à les éliminer, soit en traversant le batman pour shooter les wickets, soit en catchant la balle au vol, soit en la renvoyant au wicket keeper avant que un des deux batmen du partnership ne soit revenu à sa base ou atteint celle du partner.

 

On peut jouer un nombre déterminé d’over ou bien jusqu’à élimination de tous les batmen –1 (puisqu’ils jouent en partnership de 2) ou bien comme c’était le cas cette fois-ci jusqu’à l’appréciation de l’équipe batteuse (l’explication du pourquoi du comment serait un peu plus longue).

 

Voili voilou !!

 

PS : l’Afrique du sud a battu l’Australie (je dis pas le score parce que ça ne signifie rien (!), mais c’était pas à la gloire des wallabies)

Par David - Publié dans : Cape town: chroniques
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Vendredi 20 mars 2009


« Brrrrooouufffffffffffffffffff !!!!!!!! » , c’est le bruit que fait la partie Est de table mounatian pour partir en fumée. Mardi soir, 2 jour après mon arrivée dans ma nouvelle maison, (un appart en fait), ça sentait un peu le brulé à l’intérieur de la maison, on ouvre la porte, BROUHOUU !! , grosse bouffée de fumée noire dans ta tête. Et puis, soudain le vent a tourné, et là on a vu que tout le Devil’s Peak (qui n’avait jamais aussi bien porté son nom) était en flammes.


On est alors presque passé dans le téléfilm US : plein de camions à la sirène rouge hurlante, les routes coupées, évacuation de plusieurs centaines de personnes (ce qui aurait été mon cas, si mon choix c’était porté sur ma 3e visite) des grosses flammes poussées par un vent violent se sont beaucoup rapprochés des maisons. De notre poste d’observation, on a même cru que certaines brûlaient. Au final, pas de destruction , quelques blessés légers, mais tout un versant de la montagne fumait encore ce mercredi matin, et il y avait des cendres partout autant à l’appart qu’à la ME.




Fire in the mountain, comme dirait l’autre…
Par David - Publié dans : Cape Town: au jour le jour
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Jeudi 19 mars 2009

Carton jaune pour ma trogne ! Et vilaine en plus la trogne !! 2 semaines sans articles, c’est vrai que je le délaisse ce blog. La réponse est sans doute simple, ma vie n’est pas aussi trépidante et remplie des incongruités d’il y a deux mois (rappelez vous : les chimpanzés, l’afofo, la rivière, tout ça…). Pour éviter le déshéritage imminent, je vais quand même donner des nouvelles, 1) de ma vie quotidienne et 2) de ce qu’on y relever d’incongruités.

Donc on commence tout de suite par résumer mon mois dans ma première colloc (la seconde ce sera pour plus tard). D’abord le contexte : maison victorienne dans le centre abritant une dizaine d’étrangers en demi-pension (tous des « language students » à l’exception de myself, i.e., des étrangers qui viennent prendre des cours d’anglais), bref une solution de début très bien. Les habitants vont et viennent, forcément à 10 ya forcément plus de mouvement, on a donc eu  (grand jeu: identifier les colocs, ils seront désignés sru les photos de 1 à 7 de haut en bas et de gauche à droite, un souvenir sud-af' à gagner ! attention tous ne sont pas présents ! - dslé à eux) :


-un sud-coréen, Young, très sympa qui a été mon premier associé de chambré (cf. dernière photo)

 - un iranien, [Antje], avocat marié

- une turque, Irem, à qui j’ai fait mangé du porc pour la première fois de sa vie, à l’insu de son et mon plein gré

-un ukrainien, Artem, noyant son manque de vodka dans la bière et trouvant sa très bizarre qu’on lui dise non quand il nous propose une bière

- un angolais, Mr Garcia, pour qui j’ai écris un superbe SMS de déclaration d’amour en français… ceci avant d’apprendre que sa femme au village est enceinte de jumeaux (sa femme, angolaise, parle donc angolais, portugais…)

-une italienne, Luisa, italienne …

- un suisse, Mark, il est parti une semaine après mon arrivé. On a quand même réussi à finir sa soirée d’adieu au bronx de Cape Town, un grand moment !

- un français, un agronomiste qui bosse à l’ambassade

- un espagnol, Juan, mon second associé de chambré, ceci après que j’ai changé de chambre suite à ma tentative avortée de déménagement (c’est un peu obscur, je l’admet)

-une espagnole : Carmen, un très joli accent, ce qui est accord avec elle ; )

-une brésilienne, Marcelle (uhuh family joke), qui cachait bien son jeu, décadente tiens !

+ Nala, la chienne du proprio. J’ai jamais vu un chien aussi méprisant. En fait c’était même pas du mépris, il ne nous voyait même pas ! Seulement Yapi.

  -Yapi, le propriétaire. Un Sud’af de 40 ans qui pourrait faire le sujet d’une thèse d’éthologie…La maison, où il n’habitait pas, c’était son business, donc 2 par chambres, mobilier réduit au strict minimum, voire moins, la bouffe cheap cheap (ce qui associé à ses talents culinaire me faisait regretter la peau de tchougou-tchougou… Mais sa plus grande spécialité c’est les règles de vie ! Au sommer de sa forme, c’était un jour, une règle, du type, pas plus de 2 étrangers dans la maison et pas après 17h ; à 23h tout le monde au lit, pas le droit de repasser, … Tout ça associé à un besoin de faire sentir son autorité, bref, l’expression « fucking Yapi » est depuis passé dans le langage courant. Le personnage est plus compliqué que ça mais on va s’arrêter là.

L’ambiance était quand très sympa, des accents dans tous les sens, pas mal d’activité, mais certains aspects matériels étaient quand même pesant, en plus du prix désorbitant. J’ai donc changé de colloc ce dimanche 15 mars, non sans gardé contact avec la population du 27 Union street.

Par David - Publié dans : Cape Town: au jour le jour
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Jeudi 26 février 2009


Avant toute chose: je n'avais pas de photos ad hoc pour illustrer mes propos donc je vous ai mis quelques jolies photos à la place...

On entend beaucoup de choses à propos de l’Afrique du sud, donc forcément on cogite un peu avant de partir. Les conséquences de l’apartheid encore bien présentes, la médaille d’or de la  criminalité, la situation bien particulières des blancs africains, ça fait de quoi occuper ses conversations de pré-départ.

Puis, dès qu’on arrive sur place, on commence à comprendre le fonctionnement. En une semaine au Cap, je n’ai pas forcément vu beaucoup de choses (et oui, le travail !), mais j’ai eu un aperçu de quelques aspects de la vie. En fait, ces aspects étaient bien particuliers étant donné que je n’ai vu que le centre de Cape Town et une région de vignobles. Du coup, j’ai eu souvent l’impression d’être plus du côté de Miami qu’en Afrique (Rooohh, taisez-vous les mauvaises langues !! Je sais très bien que je ne suis jamais allé à Miami…).  Donc oui ! On a vraiment une impression bizarre en débarquant ici si on déjà un peu été en Afrique. Et oui, les blacks sont cantonnés à des rôles secondaires. Plus d’apartheid, mais une ségrégation sociale. On se retrouve donc avec les riches et es pauvres et comme les noirs c’est les pauvres… 

Quelques éléments de réflexion : le manque d’éducation ainsi que les dialectes nuisent à l’ascension sociale des blacks. Exemple : un restaurateur avait des blacks qui faisaient la plonge, de très bon employés, mais ils ne parlaient pas anglais et ne baragouinaient que l’afrikans donc du coup, il ne pouvait pas les mettre en salle. Les gens sont dans l’ensemble tous aimables, même les gamins qui mendient dans la rue, j’ai pas senti de ressentiment. Personne ne t’appelle « white ». Vu l’ancienneté de certaines familles blanches, c’est vrai, ils sont chez eux ici, mais ce sont des blancs en terre africaine. Et autre élément, si on distingue bien les blancs des noirs, on distingue également les colored (=métis) des blacks et les anglophones des afrikans. Et ce n’est pas vraiment l’amour fou. Les colored ne sont acceptés ni par les noirs ni par les blancs. Et propos de c.. entre deux chaises, voici les petits noms que se donnent réciproquement les anglophones et les afrikans. Les premiers appellent les seconds « face de gouda », la réponse étant « couilles salées ». L’explication du second nickname est beaucoup plus marrante et imaginative que celle que m’avait donnée le routard (Au passage merci Pauline !). Les anglais auraient donc un pied en Europe et le second en Afrique du sud, et au milieu y a la mer (salée)… Ce grand écart a donc engendré ce mignon petit nom (et les mauvaises langues, ne dites pas que par souci de précision géographique ça aurait dû être les couilles sablées).

Tout ça demandera plus de discussions, plus de rencontres, plus de recul, mais ça viendra je pense.
Par David - Publié dans : Cameroun: chroniques...
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Mercredi 25 février 2009
Aujourd'hui le 25 février 2009,  http://davidestabsent.over-blog.com/  a un an !!!




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95 articles (96 avec celui là...)
243 commentaires (Avec Maman et Marco dans le peloton de tête suivi de Véro, la tata girondine, Eve et claude du bas de Clairville.
Du point de vue agro, on avait un un bon début (FrancoiX et Vaness) mais suite aux départs de chacun aux quatre coins du monde, on a un peu perdu par la suite)....
; )

Du point de vue de la recherche par mot clé, (exception faite de davidestabsent), on aura constaté la popularité de Victor Novak, des machettes ainsi que de l'intérêt soulevé par les footballeurs à demi nus sur la plage (cf. article de Papa: changement de narrateur).
Pour la dernière recherche, on notera que les mots clés utilisés étaient "footballeurs nus", le demi n'étant pas employé.
La recherche de photos des intergaros a été aussi particulièrement fructueuse.

sinon, j'ai eu la surprise de constater qu'en tappant 'hatte e cul cameroun', on tombait sur mon blog...
Par David - Publié dans : introduction
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